UNE MUNICIPALITÉ QUI NE SAIT PAS BIEN OU ELLE HABITE


21 Oct
21Oct

101 jours après la fièvre des premiers conseils municipaux de juillet, principalement consacrés au partage des places conquises, la nouvelle majorité avait affirmé passer à l'application de « son projet de mandat », soit dit plus simplement à la réalisation de ses promesses électorales.

La rentrée, sociale, universitaire, scolaire, a confirmé l'urgence du problème du logement dans une ville où la pression des nouveaux arrivants est très forte et où les prix et les loyers continuent de s'envoler. Le collectif « les annéciens » se rappelait donc la promesse de Réveillons Annecy pour qu'Annecy respire !  :

Promesse 25 : « Encadrer les loyers pour maîtriser leur évolution »

Le temps pressait. Les pros déjà élus ensemble depuis 2017 devaient le savoir. La loi qui permet une expérimentation pour 5 ans de la régulation des loyers (loi Elan du 23 novembre 2018) a donné comme délai aux collectivités le 23 novembre 2020 pour faire la démarche d'autorisation auprès du préfet. Annecy est en plein dans le cadre pour avoir l'autorisation : écart important entre loyers privés et publics, niveau de loyer médian élevé, construction forte.

Que s'est-il passé ? RIEN.

Les seules délibérations sur le logement se sont limitées à l'approbation des conséquences réglementaires des constructions en cours, proposées par des ingénieurs et des promoteurs (comme Pré Billy à Pringy). RIEN DE NEUF.


Pourtant, le logement locatif est un des problèmes les plus criants d'Annecy. Mais il n'y a toujours pas de bureau d'urbanisme. Si la démocratie participative existait et que l'on confiait aux habitants dans leur quartier une mission de veille des valeurs plafonds des loyers, au lieu de privilégier le clientélisme inutile de maires-délégué(e)s, tous les décideurs seraient obligés d’écouter les citoyens.

Malgré les belles promesses de lendemains qui devaient chanter à Annecy après 100 jours de nouvelle équipe, la réalité est bien moins reluisante. L'impréparation de certains nouveaux élus, combinée à un manque de dialogue criant entre eux (on se demande si les élus du mandat précédent ont essayé de former les nouveaux ?), fait qu'Annecy va louper le coche pour encadrer les loyers, mesure pourtant annoncée et d'une importance extrême pour les Annéciens modestes. Longtemps les habitants se mordront les doigts en repensant aux vacances prises en aout par les nouveaux élus plutôt que de préparer leurs dossiers de rentrée.


Le collectif "Les Annéciens"

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