UNE MUNICIPALITÉ QUI N'AIME PAS LA TRANSPARENCE ET LE DÉBAT PUBLIC


23 Oct
23Oct

101 jours après la fièvre des premiers conseils municipaux de juillet, principalement consacrés au partage des places conquises, la nouvelle majorité avait affirmé passer à l'application de « son projet de mandat », soit dit plus simplement à la réalisation de ses promesses électorales.

Le collectif « Les Annéciens » avait beau dénoncer les vieilles habitudes politiciennes, identifier les anciens sous les masques, Réveillons Annecy pour qu'Annecy respire ! a réussi son coup au nom du dégagisme.

« Démocratie locale » : promesses 19 et 20. « Impliquer les citoyens dans les décisions qui impactent leur quotidien. Créer un conseil citoyen pour concerter sur les projets et doter les conseils de quartiers de budgets participatifs ».

Que s'est-il passé ? ABSOLUMENT RIEN.

Pour l'opposition, pas une salle, pas un bureau, et même pas d'information sur les dossiers en cours réservée à la municipalité régnante : François Astorg assume de ne plus communiquer les comptes rendus des réunions de municipalité à l'opposition. Même Jean-Luc Rigaut n'avait pas osé !


Pour les citoyens : un premier adjoint désigné par le maire, au détour d'une phrase, catalyseur de la démocratie locale, une 16ème maire-adjointe au dernier rang de la hiérarchie communale « en charge du renouveau démocratique et de la participation citoyenne », et 6 maires délégués pour privilégier « la proximité ». Soit 9 élus, 7 maires et 2 maires-adjoints. Bilan en octobre : la présentation des promesses du mois de février.

Aucune consultation civique pour les pistes cyclables, pour la confirmation de l'abandon du parking souterrain de la préfecture, pour la reprise du projet « Rigaut » des haras, pour la reprise de la vague « Rigaut » de surf sur le Thiou, pour la requalification de l'aérodrome, pour le club de foot, pour le mode choisi d'avance de désignation des délégués de quartiers, pour l'annonce publicitaire d'un budget participatif de 1M d'euros qui récompensera le quartier qui mobilisera le plus.


Pour entrer dans un « conseil de quartier », on peut se porter candidat sur le site de la mairie. C'est bien d'aller chercher l'expression individuelle des habitants, mais il est encore plus important d'entendre la parole déjà structurée des associations (du quartier, pas des dignitaires associatifs qui exercent loin du quartier), et surtout de susciter la parole du citoyen, grâce à des enquêtes, à une convention citoyenne sur un problème désigné par les habitants du quartier. Un exemple : quel quartier est en charge de la réflexion sur l'aérodrome ?

Encourager le civisme des habitants est un enjeu de cohésion sociale. La population est capable de participer à des exercices de démocratie, si elle est en confiance.


Le collectif "Les Annéciens"

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