AG
11 Jun
11Jun

Les élus du groupe Les Annéciens sont intervenus en commun avec les deux autres groupes d’opposition lors du Conseil municipal du 27 mai 2024 pour demander à la majorité Astorg-Lardet une concertation et un débat sur les évolutions du plan de circulation de la Ville d’Annecy, alors que ces derniers souhaitent l’imposer à la mi-juillet.

C’est le principal sujet de conversation qui a animé l’Afterwork des Annéciens du lundi 3 juin. Et ce sera d’ailleurs le sujet premier de la réunion publique organisée par les élus Les Annéciens le 25 juin prochain à 19h salle Galbert, à Annecy.

Une réflexion commune nécessaire

Les Annéciens, loin d’être opposés à la réflexion sur l’évolution des mobilités et de leur organisation sur le territoire de la Ville d’Annecy, demeurent cependant scandalisés par une méthode arbitraire, anti-démocratique, qui va jusqu’à évincer les élus du conseil municipal. La majorité Astorg-Lardet continue d’abîmer la démocratie locale, en imposant de surcroît ce qui ressemble de plus en plus à une contre mesure sociale.

ZFE et plan de circulation imposés : même combat !

Le combat contre… les moins favorisés ! Car ce plan de circulation imposé va conduire à un report de trafic sur les principaux axes, souvent saturés, en tout cas très empruntés. Les zones autour de ces axes sont également (et de très loin) les plus polluées. Cette pollution, la majorité n’en parle que pour les habitants dont le domicile se trouve à l’intérieur des “pétales” (zones protégées du trafic de transit). Mais la pollution ne baissera pas, elle sera seulement reportée sur les zones déjà les plus asphyxiées par les véhicules. Or, c’est le long de ces grands axes que pendant des années se sont concentrés les logements sociaux, ceux qui sont les moins favorisés. Mettre les logements sociaux le long des axes circulants et pollués, pour  préserver le cœur des quartiers majoritairement constitués  par l'habitat privé et ses dessertes en "rues de quartiers" c'est la logique de dizaines d'années d'urbanisation à Annecy. Cette logique est encore visible sur le quartier des Trésums par exemple, sorti de terre, récemment.

C’est la même philosophie qui a conduit le mouvement Les Annéciens à s’opposer frontalement à l’instauration d’une Zone à faible émission (ZFE) sur le territoire de l'agglomération du Grand Annecy. ZFE qui tolère les SUV récents, mais interdit les véhicules vieillissants, contre toute logique de sobriété, car ces derniers sont généralement bien moins gourmands en énergie. Ils sont de surcroît souvent détenus par les artisans, les travailleurs précaires, toutes les personnes n’ayant pas les moyens d’habiter à Annecy, mais qui y travaillent malgré tout pour faire vivre nos services publics et apporter les services indispensables à la population.

La majorité Astorg-Lardet se focalise pour défendre son plan de circulation et la ZFE sur les questions de qualité de vie des habitants de l’hypercentre, en détricotant tous les impacts de ce dernier sur les activités économiques, la mobilité du reste des habitants du bassin de vie (soit +de 200000 habitants), et l’impact social de telles mesures sur les moins favorisés notamment.

Les Annéciennes et les Annéciens comme rats de laboratoire 

Plutôt que d’imaginer une expérimentation sur des zones moins centrales (moins impactantes sur le trafic global) pour évaluer les effets de ce nouveau modèle en “pétales”, la majorité Astorg-Lardet se sert de l’hypercentre d’Annecy, sans attendre la mise en place des alternatives nécessaires que sont les nouvelles lignes à haut niveau de service desservies en transports en commun. Quitte à revenir sur certaines mesures. 

Ce n’est pas notre vision de l’action publique. Cette dernière doit se faire avec méthode : 

  • dans le respect premier des institutions, particulièrement celle du conseil municipal. Sans ces institutions, il est hypocrite de se défendre d’avoir mis en œuvre une quelconque concertation en privant de parole sur ce sujet les élus Annéciens, dont l’avis est ignoré. C’est pourtant ce que fait la majorité. 
  • convaincre par la cohérence. Cohérence tout à fait absente des différentes mesures prises jusqu’ici : un réseau de transport en commun qui prend du retard, mais des piétonnisations et des modifications de circulation (très contraignantes) qui accélèrent. 
  • convaincre par l’intérêt général et sur l’intérêt d’une justice environnementale et sociale. Deux projections indissociables encore absentes des dernières mesures. Mesures qui privilégient une fois de plus les habitants du centre ville, impactés, certes, mais tout autant que les habitants d’autres localités de la ville (Meythet, Avenue de Brogny, Boulevard de la rocade, Avenue d’Aix les Bains…), sans parler des habitants du grand territoire (rives du lac, pays de Rumilly, pays de Cruseilles) qui se voient relégués… 

Le mouvement Les Annéciens

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.