Une municipalité qui méprise les élus d’opposition


18 Mar
18Mar

Sur son site internet, à l’onglet “notre programme”, la majorité actuelle faisait de nombreuses promesses concernant la “démocratie et Participation Citoyenne”. Plus de 9 mois après l’arrivée à la mairie de cette nouvelle équipe souhaitant un “renouveau démocratique” que constate-t-on ?

Est-il nécessaire de revenir sur les engagements de la charte Anticor signée par le candidat Astorg et loin d‘être respectés ? 

Mme Lardet est aujourd'hui, bientôt un an après l'élection municipale, toujours députée et cumule ainsi ses mandats en contradiction totale avec le slogan de “renouveler” les pratiques politiques.

En Novembre dernier, la majorité annonçait la mise en place transitoire de conseils de quartiers 

...en attendant qu’une consultation citoyenne redéfinisse les contours géographiques des quartiers. On attend toujours. Avec les Annéciens, comme nous nous y étions engagés, ce serait déjà fait ! En 9 mois, avec un peu de préparation, on pouvait au moins faire cela.

Puis, la majorité annonçait la mise en place d’un budget participatif global 

... et non pas, comme indiqué dans son programme où elle écrit sa promesse de “renforcer les conseils de quartiers avec des budgets participatifs”. Nous avons immédiatement salué cette nouveauté (tout en regrettant la faiblesse de son montant) mais condamné l’absence de rattachement de ces budgets aux conseils de quartiers, seule garantie d’une répartition équitable et homogène sur toute la commune nouvelle. 

Résultat ? Une écrasante majorité des projets déposés provient de la commune historique d’Annecy et même très largement de son centre-ville… Ceci crée une inégalité et une injustice qui contribue à la division des Annéciens. On s’interrogera encore longtemps sur le fait d’inscrire une partie de ces budgets participatifs en dépenses de fonctionnement considérant que les projets retenus sont des “one-shot”.

Les conseils de quartiers pour les réunions publiques de la majorité ?

La semaine dernière, en tant qu’élus minoritaires, nous avons reçu un mail du cabinet du maire pour nous inscrire pour participer en tant que simples “observateurs” à ces conseils de quartier dans la limite de 2 élus minoritaires par quartier, élus forcément issus de la commission “renouveau démocratique”. Cette organisation, nous disait le cabinet, était inscrite dans la délibération de novembre. Après vérification, il n’en est rien ! Nous regrettons donc ce fait du prince qui fixe seul, sans concertation ni débat, la composition des conseils de quartiers et décide d’en tenir éloignés les élus minoritaires.

Des décisions majeures pour le territoire, prises en petit comité dans le bureau du maire

Au conseil municipal de Janvier, notre groupe avait appelé le maire d’Annecy, par ailleurs vice-président en charge des infrastructures de mobilités au Grand Annecy, à ouvrir un large débat citoyen sur le sujet du tramway et des différents modes de transports collectifs. M. Astorg nous avait alors répondu qu’il allait lancer la consultation très prochainement. Résultat ? On apprend que la décision sera prise en juin par les seuls élus communautaires, loin des citoyens, sans aucune concertation. De même, avec les Annéciens, nous avions proposé d’organiser une table ronde des financeurs, de lancer le débat pendant 6 mois avec la population, puis de déterminer des choix. Avec nous, ce serait déjà fait en toute transparence et en toute ouverture avec les financeurs (entreprises, usagers, citoyens) et l’ensemble de la population.

Effets d'annonce et communication : de la poudre aux yeux !

Loin des promesses de campagne, et des pseudo-consultations citoyennes pour définir le nombre d’arbres à planter aux Haras, les faits montrent que la majorité municipale n’a pas mis en œuvre le virage démocratique pourtant nécessaire. Au contraire, elle verrouille. Elle décide seule, loin des élus minoritaires et plus grave, loin des citoyens. Le sentiment qui ressort de ce chantier d’un renouveau démocratique plus que nécessaire pour renouer le lien entre les Annéciens et leurs institutions est celui d’une belle arnaque. Ils ont gardé les maires-délégués qui nous coûtent très chers et dont ils n’arrivent même plus à justifier l’utilité, pour sauver les apparences d’une proximité citoyenne. Ils lancent des consultations sur des sujets mineurs pour faire croire, mais au fond, sur les grands enjeux ils décident seuls très loin des citoyens.

Les élus du groupe “Les Annéciens”

Claire Lepan, Denis Duperthuy et Antoine Grange

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