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27 Jan
27Jan

Bafouant leurs promesses de campagne, François Astorg et son équipe municipale annoncent à l’occasion de la présentation de leur plan pluriannuel d’investissements (PPI) une augmentation des impôts locaux. Sans aucun complexe. La réalisation de ce PPI aura pour conséquence une augmentation de 1,5 point prévue dès octobre 2022 pour le taux de la taxe sur le foncier bâti qui va passer de 28,29 à 29,79% soit une hausse de 5,3% pour les propriétaires à Annecy. 

Intervention de Denis Duperthuy sur les orientations budgétaires du mandat

Cette transition (fiscale) n’était pourtant pas celle attendue…

Même s’il est vrai et de notoriété publique que le patrimoine municipal a souffert d’un sous-investissement dans certaines des 6 anciennes municipalités, et d’une fusion qui a diminué les capacités à le rénover, cette augmentation d’impôts, contrairement à ce que François Astorg veut faire croire, n’est en aucun cas une fatalité ! D’autres alternatives sont possibles. Le maire se défend en faisant valoir que les impôts d’Annecy n'auraient pas augmenté depuis 20 ans, mais Annecy historique de 2002 n’est pas Annecy “Commune nouvelle” de 2022 ! Faut-il le rappeler, la ville d’Annecy aujourd’hui résulte de la fusion de 6 anciennes communes. Derrière l’affirmation du maire se cachent, en réalité, des situations et des évolutions fiscales très dissemblables au sein des anciennes communes.

Les recettes supplémentaires générées par cette augmentation d’impôts seront de l’ordre de 2,5 à 3 millions d’euros par an. Plutôt que de faire le choix de cette augmentation d’impôts brutale à un moment où les dépenses incompressibles des ménages (alimentation, logement, gaz, électricité, carburant) explosent, il serait responsable de regarder d’abord où la collectivité est en capacité de faire des économies, sans pour autant repousser ou renoncer aux indispensables rénovations (écoles, équipements sportifs et culturels, restauration collective…).

Entre autres pistes, nous avions dès 2020 lors de la publication de notre programme municipal, toujours valable aujourd’hui, identifié et proposé plusieurs solutions : 

1. Une inflexion sur l’orientation “bling bling” prise par le projet de transformation des haras, particulièrement l’aménagement paysager du parc estimé aujourd’hui à presque 8 millions d’euros ! Il serait aisé de renoncer aux éléments accessoires et démesurés qui, bien que très onéreux, ne sont porteurs d’aucune utilité. Par exemple, le miroir d’eau, coûteux à construire et à entretenir, comme l'a exposé Antoine Grange sur la radio H2O.

2. La mise en œuvre d’une démarche organisationnelle plus intégrée et rationalisée dans toute la commune pour enfin engager les économies d’échelle promises lors de la fusion des communes, mais toujours pas en vue.

En réalité, François Astorg et son équipe “écolo” accompagnent la construction d’une station de surf artificielle dans le cours du Thiou, d’une brasserie huppée et d’un miroir d’eau aux haras ; tous votent les yeux fermés les indemnités de maires-délégués et la hausse de 25% des indemnités d’élus sans se poser la question de leur mission. 

Comment une telle hausse d’impôts peut être légitime sans qu’aient été au préalable revus et remis en question ces décisions et projets ? 

Vous pouvez compter sur notre mobilisation et détermination sur ces sujets.

La fusion des communes a été volontaire. Il avait été promis qu'elle avait pour but d’augmenter la taille d’Annecy, de viser l’efficacité technique, de permettre des économies d’échelle et d’assurer la cohérence politique pour le long terme… La fusion est faite depuis plus de 5 ans maintenant ! Elle aurait dû permettre à Annecy de changer de dimension, tout en offrant une meilleure qualité de service public sur la base de dépenses (donc d’une fiscalité) maîtrisées sans rien ôter à la nécessaire proximité des services publics

Le mouvement Les Annéciens

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