RR
15 May
15May

Vexés par une mise en cause d’Antoine Grange, élu du groupe Les Annéciens, de leur nouvelle organisation des Parcours d’éducation artistique et culturelle, environnementaux et numériques (PEAC) pour les enfants des écoles, les deux élus responsables ont proposé une drôle de réponse. 

Christian Bovier, directeur académique retraité (élu Place publique sur la la liste Lardet) et Fabien Géry, prof au lycée Baudelaire (élu PS sur la liste Astorg) ont mis en avant leur profession pour justifier le bien-fondé de leurs décisions de maires-adjoints. Christian Bovier, ancien fonctionnaire d’autorité, invoque la liberté du « maître » dans sa classe, indépendante bien sûr des conditions faites à l’école par le ministère, le rectorat, l’académie. Il ne lui vient pas à l’idée que le prof conteste les conditions de son enseignement. Fabien Géry fait couple avec ses élèves depuis vingt-cinq ans, et ne peut admettre qu’on croit qu’il serait capable de ne pas vouloir le bonheur des enfants.

De quoi est-il question ?

De parcours qui offrent aux écoliers d’aller à la rencontre d’artistes, de spécialistes, de lieux culturels ou de pratiques sportives. 

AVANT : chaque écolier a un droit individuel à un parcours au moins chaque année pendant 3 ans. Le professeur fait connaître son choix qui est souverain et décisif. Il remplit un dossier d’une page pour chaque parcours. 

APRÈS LE VOTE DE LA MAJORITÉ : des sorties de classe sont exclues du parcours (littérature), le dossier demandé gonfle à 12 pages, la décision du professeur est soumise à une commission d’arbitrage, un seul parcours est admis, les créneaux sportifs deviennent rares, les spectacles vivants diminuent en heures. 

CONCLUSION 1 : à deux mois des vacances scolaires, au milieu des ponts de mai, le calcul est cynique, la bureaucratie décourage les professeurs, parie sur leur désengagement qui les rendra complices d’une offre moins généreuse.

CONCLUSION 2 : la majorité a déjà fait subir 3 attaques aux écoles : la mise en cause de la filière de l’enseignement musical, la baisse de l’enveloppe des fournitures scolaires, la baisse de 40 % du financement des déplacements scolaires. La mobilisation des parents d’élèves, des professeurs, de tous les personnels, soutenue par beaucoup dont le mouvement Les Annéciens, a fait reculer les élus, sauf sur les frais de déplacement. 

CONCLUSION 3 : l’accès à la culture académique dans l’école publique est pour la majorité des gamins le seul moyen pour compenser la distance sociale. La culture populaire existe vivante, multiple, mais ses pratiques n’ont pas beaucoup de rentabilité scolaire. La réussite sans limite des PEAC est donc un devoir pour la puissance publique.

DEVINETTE : posons-nous la question de savoir combien ça coûte, cherchons dans le budget d’Annecy, quelle est la part des PEAC ? C’est vite vu, la municipalité mégote, et ce sont les enfants qui trinquent.

Le mouvement Les Annéciens

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