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13 Mar
13Mar

68 % des français (48 % pour la politique) se servent des intelligences artificielles génératives (75 % chez les 18-24 ans),

67 % des communes ne vont pas changer de maire,

58 % d’abstention au second tour (pour 13 % de communes restantes) des municipales de 2020 (55 % au premier tour),et nous voilà à nouveau appelés à élire notre maire, figure dont la France rurale assure encore la promotion malgré la professionnalisation du personnel politique dans cette nouvelle démocratie de l’abstention.

A Annecy, les trois listes que les médias désignent comme susceptibles de passer le premier tour sont étrangement sans étiquette politique. Leurs candidats sont « divers ». Leurs têtes de liste sont tout aussi diverses.

Un seul candidat cite nommément une étiquette, mais pour l’exclure. Alexandre Mulatier-Gachet veut « Vivre Annecy » sans les partisans de La France Insoumise. Tous les autres ont tout bon, dans la limite des places disponibles. PCF, Verts dont un qui est « formateur d’italien » profession sûrement prenante quand on sait l’ingéniosité de l’homme italien, PS délégation Gran-Gevrier amoindrie, Place publique avec son leader départemental, Renaissance, et deux secrétaires généraux ce qui n’est à coup sûr pas rien même si on ne sait pas de quoi. Bref, rien de neuf, un centrisme annécien dans la tradition. Souvenons-nous que l’alliance avec Madame Lardet au second tour de 2020 avait expulsé de la liste Astorg les membres du PCF de Loris Fontana, 12ème sur la liste d’aujourd’hui.

Un autre candidat serait sans étiquette de parti. Conseiller auprès du candidat Macron dès la présidentielle de 2017, député macroniste de la 2ème circonscription de Haute-Savoie depuis 2022, président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, ministre macroniste à l’économie du gouvernement Barnier pendant 3 mois et 2 jours fin 2024, Antoine Armand forme avec sa compagne Déborah Abisror de Lième un des couples les plus influents de la macronie. Elle est au bureau exécutif du parti Renaissance, secrétaire du groupe de ses représentants à l’Assemblée, elle a été concurrente de Meyer Habib aux élections des français à l’étranger dans une circonscription de 8 pays dont Israël. Pourquoi récusent-ils leur appartenance ?

Une même façon de faire guide la fin de la l’édito du candidat à la mairie qui dit choisir de quitter son mandat de député s’il est élu maire. Or il n’a pas le choix : c’est la loi qui lui fait cette obligation. Cette attitude est d’ailleurs maintenant répandue. Les élus disent « démissionner ». On ne démissionne pas d’un mandat que le peuple souverain a attribué. On l’abandonne. On cède la place. Aujourd’hui trop d’élus confondent vie publique et entreprise. Il n’y a pas de rupture conventionnelle dans la vie républicaine. Le mouvement Les annéciens a été victime de cette confusion quand la tête de liste de sa candidature aux municipales de 2020 a rompu avec le mouvement. Peu importe les motifs invoqués, ils auraient été recevables que rien n’aurait autorisé cet élu à trahir le mandat décidé par le vote des électeurs. Ce mandat est un tout : on ne choisit pas ce qui nous arrange. Personne à Annecy n’a été dupe de la situation créée par Denis Duperthuy, aujourd’hui réfugié sur la liste d’Antoine Armand. La vox populi lui a fait un vrai triomphe, des centaines de posts interdisent le droit à l’oubli.

Enfin, Jean-Luc Rigaut a d’autant moins de difficulté à proclamer son « indépendance de tout parti politique » que son parti Horizons ne lui a pas accordé l’investiture. Est-ce cette situation d’orphelin qui l’invite à moins croire aux vertus des communes déléguées et de leurs maires délégués ? Notre mouvement ne va pas s’en plaindre. Les fiefs électoraux transmis à l’arraché dans un territoire, les trocs entre communes, la ségrégation des populations selon des banlieues inventées puis maintenues, il est heureux que tout cela aura peut-être une chance de disparaître. Reste bien sûr que la mise en place d’une vie démocratique des quartiers ne deviendra pas effective d’un coup de baguette magique. Et que l’obésité du centre ville ne devra plus rien cacher ni gâcher. Le maire d’avant-hier a vu partir tant de fidèles qu’il est peut-être revenu des vaines promesses. 


N’oubliez pas de voter le 15 et le 22 mars ! N’oubliez pas les étiquettes ! Le temps est à la négation des clivages, à l’inversion des valeurs, à l’opportunisme : Les annéciens n’aiment pas trop cette fabrique d’illusions.

Le mouvement Les Annéciens

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